bon, quand on s'ennuie au taf, qu'est-ce qu'on fait? juste! on surfe sur le web. on va sur youtube pour chercher des clips de mos def, par exemple. parfois, on n'en trouve pas, mais youtube t'en suggère d'autres qui selon lui, ont un peu la côte. faute de mieux, en ce moment, mon attention se porte sur deux séries complètement nulles, que je ne mentionnerais certainement pas si ce n'était pour ses auteurs, tellement c'est nazissime. on commence par "C'mon, son!", la chronique d'ed lover. respect à ed, parce qu'il fût mon héros, celui par qui gang starr et lords of the underground sont entrés dans ma vie via yo! mtv raps, dans les années 90. donc, big up à toi, ed. mais honte à ton show. en gros, "C'mon, son!" voit notre hôte balancer des diatribes devant un digicam. après chaque pointe, il balance un carton taggé au feutre noir de la fameuse phrase, "c'mon, son!", et lui, adopte la bouille d'arnold. d'abord, on rigole, ça va, c'est un peu drôle comment il gonfle ses lèvres et tout. mais, au bout de 2 minutes, on se force, parce qu'ed saoule quand il commente les déboires, les coups bas et autre gossip du monde du rap qui est très déprimant. à vous de juger.
puis, y a sadat x, mr. black cowboy, membre de la (plus trop crédible) nation of islam, qui descend pour chaque épisode de son émission,"Sadat X - True Wine Connoisseur's" une bouteille entière de mauvais vin pour faire style il s'y connait. il est assis dans une cave avec un pote dj de seconde zone (will tell?) qui le filme avec son digicam sony, pendant que lui braille et boit. il y a quelque chose de triste à voir cet ancien combattant radoter et limite, saliver. je crois que c'est la frustation d'être relégué pionnier old school, de plus trop être dans le coup qui a poussé le brand nubian à faire ivrogne pour youtube. dans une cave, en plus. peut-on tomber encore plus bas question concept? après cet épisode-ci, je crois qu'il vomit.
1.20.2010
1.19.2010
Dear Sir Ben Elton,

Si vous me lisez, sachez que vous avez en moi un nouveau fan. sérieusement, rarement bouquin m'aura tant fait rire et ému, le tout en alternance, d'un paragraphe à l'autre, que votre «High Society», découvert dans le tard, je dois dire. j'en ai même rêvé, c'est dire si votre oeuvre m'a marqué. de tous les personnages, ce sont jessie et tommy hanson qui m'ont gardé éveillé le plus longtemps. la force de l'une (quand elle se fait sa cure de désintox toute seule dans un bordel, entourée de junkos) et la naïveté et la vulnérabilité de l'autre sont deux exemples marquants de la complexité et de la dualité de l'homme, de la faculté qu'il a de (se) construire et de (se) détruire, de se contredire de manière compréhensible, d'être grand et beau, laid et lâche à la fois. nous, de notre côté on avale ces tranches de vies comme des tranches de cheddar, on boit la coupe jusqu'à la lie, et on a toujours soif. c'est qui qui régale, là? des fois, ça donne un peu envie de se camer juste pour voir, puis 3 pages plus tard, on fait la grimace. et avec ça, on n'est même pas dans le kitsch. ben, vous écrivez vite, un peu en freestyle, puis, soudain - et plus on approche de la fin, plus cela est évident - vous êtes touché par la grâce, et boum, il y a une phrase qui chamboule tout le scénario. c'est de la trempe de todd solondz. absurdement vaudevillesque, et tout de même, vrai. à quand donc l'adaptation «on the silver screen»? dans mon rêve, tommy hanson avait la tête de charlie winston, jessie serait interprétée par quelqu'un de pas connue, une fille paumée que je croise de temps en temps en ville. accro elle aussi à un truc dur. je dis ça peut-être, parce qu'au fond, j'aimerais qu'elle s'en sorte, qu'elle aussi puisse chiller sur une plage ensoleillée. tranquille, à l'aise, à l'abris, du genre «stadsbeamtin». comme jessie, cette fille que je croise à la gare est belle et intelligente, mais quelque part, a buté devant un obstacle un peu trop gros, qui lui a coûté bonbon. ben elton, vous avez écrit un grand livre. j'ai peur d'en lire un autre de vous, de peur d'être déçu. le goût que cette lecture m'a laissé en bouche, je veux le garder jusqu'au jour où par hasard, me bouleversera une autre coup de foudre. un peu comme quand j'ai découvert le vieux bukowski. et saul bellow, avant lui. on dit que lire c'est bien. non, non, lire de bons livres, c'est bien. merci ben. ce fût hautement divertissant. et merci sev pour la découverte.
1.18.2010
Coup de bol
la télé est une drogue. la télé c'est le diable et caetera. pourtant, des fois, en de très très rares occasions, on tombe sur des trucs pas mal, comme cette pub pour vivamobile. bon, pas la pub en elle-même, mais la musique qui l'accompagne.j'ai envoyé le lien à tous mes amis beatmakers, et ils sont unamines: c'est du bon boulot. je ne sais pas qui a produit le son, mais je l'embrasse très fort.
pour mes amis, les diggers.
The Teddy Post
woaw! mais c'est du même calibre que le plus chaud des plus chauds des titres de marvin période "What's" euh non, "Let's Get It On". manquent plus que les gémissements. haha.
tune of the day. enjoy.
1.15.2010
R.I.P. Teddy Pendergrass

faut que j'avoue, en tant que soulman ici au luxembourg, je ne me suis jamais trop attardé sur la carrière de teddy pendergrass. bien sûr, comme tout le monde (...), je connaissais les samples, notamment celui-ci, et encore 2, 3 autres trucs. si donc, vous êtes comme moi et voulez accroître votre connaissance de soul brother ou de soulsister, cette mixtape est pour vous. en gros, ce sont un peu moins d'une demi-heure de bouts de morceaux - certains auraient pu être inclus en entier - du légendaire crooner des grands lacs qui ont été pillés par nos amis, les rappeurs. certains ont été des coups faciles comme l'exemple susmentionné, d'autres sont des coups de maître comme celui-ci. comme quoi, on en apprend tous les jours. holla.
Téléchargez DJ Wonder's Teddy Pendergrass Mix ici.
1.13.2010
I heart M.I.A.
de supersale humeur avant que je ne tombe sur ca: un nouveau titre de m.i.a. produit par rusko. ca fait du bien de voir que la miss kiffe toujours autant les sons crades et reste à la pointe en matière de collaborations. le vidéo est lo-fi et cheap, mais a quelque chose d'envoûtant surtout quand on l'apercoit en train de se déhancher. ca me rappelle le rock en seine 2007. ce fût CHAUD! me likes me some m.i.a. elle et genre fever ray sont les seuls trucs électro électro qui me font encore... j'allais dire "bander". ha.
1.12.2010
1.10.2010
Tune Of The Day
les gang starr de l'an 10 se nomment dj khalil et chace infinite. ensemble, ils forment self scientific. ils ne représentent pas brooklyn, eux ne jurent que par le soleil de los angeles, celui qui fait selon eux, croître la meilleure beu, et a donné naissance aux plus belles princesses. autant j'accrochais moyennement sur les premiers albums, autant "Designer Music" a l'air vraiment intéressant. d'ailleurs, d'après une source fiable, il y aura peut-être un petit 16 de mos def dans le mix. pour le reste, c'est du rap solide venu tout droit de la cité des anges où l'on ne retrouve en featuring que des gros calibres à l'instar du strong arm steady gang et des step brothers (evidence + alchemist). c'est un album concept (aïe!) au sujet on ne peut plus futile: tout le long de "Designer Music", les rappeurs évoquent leur passion pour la streetwear et autres accessoires qui gravitent de près comme de loin autours de la musique (beu, bitches, blackberry, beamers). c'est ignorant certes, mais c'est servi avec autant de conviction et de sérieux (quand chace évoque la confection de son jean brut "made in japan" il le fait comme s'il s'agissait de réformer la constitution) des deux côtés - beats et flow - qu'on passera outre, allez. le titre sur les baskets, avec krondon et phil da agony était un peu en dessous de la moyenne, je trouve. "Designer Music" en revanche, revient mettre un peu d'ordre dans la boutique, et vous donne envie d'aller au extrabold, tout de suite après.
Mos Def dans le stud'
vous l'aurez compris: moi = gros fan de mos def. donc, tout ce que je capte sur le net est susceptible d'attérir ici. dans ce clip, mos parle de son état d'esprit durant la conception de l'album de l'année, des producteurs avec qui il a bossé, et prend même le temps de répondre à la sempiternelle question: quel avenir pour le hip-hop. je croyais qu'il était déjà lassé d'y répondre en 1999. soit, nous voilà 10 ans plus tard, plus ragaillardi et gouailleur que jamais. jay-z lui-même n'affirme pas de ses propres chansons qu'il les aime toutes, non?
1.07.2010
I heart Nite Jewel

en vieillissant, ce qu'on remarque bien sûr, c'est que nos goûts s'affinent. c'est surtout vrai pour les fringues et la zique. là, je sens que j'ai vraiment développé un faible pour cette scène new-wave funk dont le maître incontesté en 2009 était dam-funk. quoique, ce n'est rien de superneuf. je crois que la première fois que j'ai été exposé à ce son, c'était en 2001 avec le premier metro area. puis, y a eu toutes les prods morgan geist pour le label new yorkais environ. par le biais des compiles soul-jazz, j'ai chopé le béguin pour esg, de là j'ai découvert zé records avec les premiers kid creole & the coconuts. mais, avant ça, y avait d'innombrables soirées trippantes à reykjavik, où chaque soir je prenais une grosse claque musicale. de kid creole on passe facilement au dr buzzard's original savannah band, et on se rend compte qu'on n'est plus en 2010 mais en 1977, quelque part perdu dans le lower east side. la boucle est bouclée. si un gars comme prinz thomas reste encore un peu trop froid à mon goût, boomclap bachelors, non+, owusu & hannibal et quadron prouvent que ça se passe au danemark. là, je viens de tomber sur une chick qui se nomme nite jewel. de son vrai nom, ramona gonzalez, elle elle vient de los angeles. on résumera en dirant que ce qu'elle fait c'est du chic sous codéine. prods lo-fi à souhait composées sur de vieux claviers et enregistrées sur un 8-pistes; le chant languissant rappelle celui d'une sirène échouée sur le dancefloor en fin de soirée, quoiqu'inaccessible, vous faisant croire à la prise d'un psychotrope puissant qu'on aurait injecté dans votre verre tiède.
pour se plonger à fond dans le délire, sa maison-mère, stones throw a sorti ce petit podcast qui compile un peu tous les artistes qui ont cimenté le son nite jewel. à noter aussi qu'elle s'est maquée avec sir dam-funk le temps d'un album. bravo, vous avez deviné: ça s'appelera nite-funk. probablement.
non, mais c'est quoi ces conneries???!!!!

la photo est petite, mais grande est l'indignation. mais, on se moque vraiment des gens au luxembourg. pour la deuxième fois en même pas un an, un journaliste se pavane sur la couv' de la "revue" qui titre pour le coup: revue-journalist unter obdachlosen AUF DER STRASSE. "oulala, le pauvre" qu'ils auraient pu ajouter. hypocrito. qu'est-ce qu'il veut ce stefan kunzmann? une médaille? qu'on s'apitoie sur son sort? le type fait la couv' avec un article tout ce qu'il y a de plus consensuel comme s'il avait inventé la roue, du style: «oh, qu'est-ce qu'il fait froid dehors. ce doit être dur pour les mecs à la rue». et l'eau ça mouille. et la bêtise ça m'énerve. et d'ailleurs, depuis quand, on fait des unes avec des journalistes qui ne font que faire leur taf? c'est venu quand à la mode? mais, donnez la voix aux bannis, ceux qui sont vraiment dans la dèche, punaise! demandez-leur qu'elle sont LEURS galères, LEURS rêves. wa schon, da schon. et arrêtez, de nous faire croire que kunzmann ou qui sais-je est plus noble que nous autres nantis honnis, parce qu'il a osé passé 6 heures dans le froid et a bouffé dans un foyer. dai! le type s'est vraiment «mouillé». le truc m'a dégoûté de la presse locale, j'te jure. les nerfs.
Spike @ Extrabold
venez nombreux et achetez des trucs à lui. y aura de la binouze, du looza et des gens bien habillés. le vernissage c'est demain à 19 h, je crois, au extrabold, 24, av. de la liberté. on se voit.
(Auto-)Tune Of The Day
ai ai ai. flav. à croire qu'il était fait pour l'autotune. là, l'enemi public numéro un a dépassé toutes les bornes. chose encore plus troublante est s'il se prend au sérieux ou si au contraire, il a été tellement loin dans la déconnade qu'il sait qu'il ne pourra plus en sortir. d'où ce titre r'nb molasson tellement mauvais que finalement, on ne peut qu'en rire. et, de toute façon, ça a toujours été son rôle au sein de p.e., de nous faire marrer un peu, alors. "Deeeeeeep in my heart, you know i'll never let you gooooo-ooo-oooo." haha.
p.s.: à qui s'adresse-t-il dans le clip (qu'on croirait d'ailleurs situé à neverland)? à elle ou bien à elle?
p.s.: à qui s'adresse-t-il dans le clip (qu'on croirait d'ailleurs situé à neverland)? à elle ou bien à elle?
1.05.2010
Miracles, answered prayers!
alors là?! mos met la barre très haut. talib, on s'en fout un tout petit peu. et, honnêtement, tant que celui-ci continuera de faire des trucs relous à la idle warship, ou à faire comme si le festival de jazz de montreux c'était le splash festival, une reformation de blackstar me semble peu probable et peu intéressante. et ça, mos le sait, mais ne le dira pas.
1.03.2010
1.02.2010
Mon best of 2009
un peu en retard, sachez toutefois que j'y ai pris un malin plaisir. voici donc:
l'album de l'année: "The Ecstatic" de mos def

la blague de l'année: le traité de copenhague

le mec de l'année: bear grylls

la nana de l'année: marie ndiaye

livre de l'année: "Robert Crumb's Genesis"

bouffe de l'année: soupe aux lentilles (peace to kyra)

le film de l'année: "Un prophète" de jacques audiard

le clip de l'année: "Supermagic" de mos def
le groupe de l'année: dirty projectors
la révélation de l'année: fatima (eglo records)
le ridicule de l'année: clip ump
la chanson de l'année: "Levels" de bilal (bye, d'angelo)
la sape de l'année: la veste de marin

la surhype de l'année: mayer hawthorne

le saut en arrière de l'année: la perte de mike

le pays de l'année: la république démocratique du congo
l'album de l'année: "The Ecstatic" de mos def

la blague de l'année: le traité de copenhague

le mec de l'année: bear grylls

la nana de l'année: marie ndiaye

livre de l'année: "Robert Crumb's Genesis"

bouffe de l'année: soupe aux lentilles (peace to kyra)
le film de l'année: "Un prophète" de jacques audiard

le clip de l'année: "Supermagic" de mos def
le groupe de l'année: dirty projectors
la révélation de l'année: fatima (eglo records)
le ridicule de l'année: clip ump
la chanson de l'année: "Levels" de bilal (bye, d'angelo)
la sape de l'année: la veste de marin

la surhype de l'année: mayer hawthorne

le saut en arrière de l'année: la perte de mike

le pays de l'année: la république démocratique du congo
The Mccartney Post Vol. 1


un des meilleurs titres de macca. je l'ai aussi samplé, hé hé. les typos dans le clip tuent.
aussi, suis-je indigné qu'il n'y ait pas de trace de "Monkberry Moon Delight" comme étant un des morceaux phares de l'album "ram" (1971) sur mon site fétiche, warr.org. what's wrong? oh well, ici sur tropik, on kiffe.
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